Malus rétroactif voiture occasion :  qu’est-ce qui est prévu ?

Narjiss ZEMMARI

C’est officiel : Toutes les voitures d’occasion 🚘 seront désormais soumises au malus CO2 et à la taxe au poids, même rétroactivement. La mesure frappe déjà les véhicules importés et s’étendra à toutes les occasions vendues en France dès l’an prochain. Décryptage du malus rétroactif voiture occasion.

📢 Les nouvelles mesures qui marquent 2025-2026

Adoptée le 14 février dernier, la loi de finance 2025 frappe fort dans le secteur automobile. Fini la prime à la conversion + place à un malus écologique rétroactif encore plus sévère. Mais le plus gros changement concerne le marché de l’occasion : le malus CO2 et la taxe au poids s’appliqueront désormais à toutes les voitures de seconde main. Cette mesure, qui touche déjà les véhicules importés, s’appliquera à l’ensemble du marché français dès le 1er janvier 2026. 

Malus rétroactif voiture : de quoi s’agit-il ?

Le malus automobile est une taxe que l’on doit payer à l’achat d’une voiture neuve dépassant un certain niveau d’émissions de CO2. L’État a mis en place ce système pour nous faire réfléchir à deux fois avant d’opter pour des modèles énergivores. La logique est simple : plus votre future voiture émet du CO2, plus vous payez une taxe salée.

Jusque-là, seuls les achats de véhicules neufs étaient concernés. Mais tenez-vous bien, le gouvernement a changé les règles : « Un malus rétroactif s’appliquera à l’immatriculation de tout véhicule n’ayant pas été soumis à malus à la première immatriculation ». En clair, cette taxe va désormais s’attaquer à toutes les voitures d’occasion immatriculées depuis janvier 2015 qui avaient esquivé le malus lors de leur première immatriculation. Et qui va payer ? L’acheteur, bien sûr, pile au moment de signer. Cette mesure est déjà en vigueur depuis mars 2025 pour les véhicules importés, avant de s’étendre à toutes les occasions dès janvier 2026.

Changements majeurs du malus écologique en 2025

Le gouvernement abaisse le seuil de déclenchement de 118 à 113 g/km de CO2. D’ailleurs, il va continuer à diminuer petit à petit. Après être passé de 123 g/km en 2023 à 118 g/km en 2024, il atteint 113 g/km en 2025, puis 108 g/km en 2026, pour finir à 103 g/km en 2027. Résultat : cette mesure touchera de plus en plus de voitures au fil du temps.

Le montant maximal du malus grimpe de 60 000 à 70 000 euros pour les véhicules dépassant les 192 g/km. 

🚗 Quels véhicules sont concernés par ce malus rétroactif voiture occasion ?

Le projet de loi prévoit que le malus s’appliquera de façon rétroactive sur les voitures immatriculées depuis début 2015, mais seulement lors de leur revente. C’est donc l’acheteur de la voiture d’occasion qui devra payer cette taxe au moment où il fera la nouvelle carte grise. Le PLF 2025 précise bien que ce malus écologique rétroactif ne sera infligé qu’une seule fois dans la vie du véhicule, quel que soit le nombre de transactions.

À noter également que le « malus masse », qui taxe les véhicules selon leur poids, s’étendra dès 2026 aux voitures pesant plus de 1 500 kg, y compris certains modèles électriques.

Impact sur le marché des véhicules d’occasion

Le renforcement du malus rétroactif voiture occasion entraînera probablement plusieurs conséquences.

✅ Baisse de la valeur des véhicules polluants

Les automobiles d’occasion à forte émission verront leur attractivité diminuer, entraînant une dépréciation de leur valeur. 

✅ Modification des comportements d’achat

Face à cette nouvelle taxe, les gens vont naturellement changer leur façon de magasiner leur prochaine voiture. On va voir plus de personnes qui vont se mettre à chercher des modèles plus récents et moins gourmands en carburant. D’autres vont carrément faire le grand saut vers l’électrique ou l’hybride. 

✅ Stratégies d’adaptation des vendeurs

Les vendeurs particuliers et professionnels devront ajuster leurs prix pour compenser l’impact du malus que paiera l’acheteur. Certains pourraient choisir de conserver leur véhicule plus longtemps pour éviter cette dévaluation.

✅ Assurance auto

La nouvelle taxe rétroactive sur les voitures d’occasion va probablement transformer le secteur de l’assurance auto, surtout parce qu’elle va faire dégringoler la valeur des véhicules les plus polluants. Les compagnies d’assurance vont devoir revoir leurs calculs à la fois pour les primes et les montants de remboursement. On peut s’attendre à voir des offres spéciales ou des réductions pour ceux qui roulent « propre ». Et ne soyez pas surpris si demain, le taux d’émission CO2 devient un facteur aussi important que votre bonus-malus dans le calcul de votre cotisation. D’ailleurs, si vous voulez assurer votre véhicule au meilleur prix, comparez les offres gratuitement sur Mon Gustave.

👉 En somme, l’arrivée de ce malus rétroactif voiture occasion risque de bouleverser les habitudes d’achat automobile et d’impacter le secteur auto en France dans les années à venir. À suivre…

Comparatif avec les autres taxes en vigueur

Jusqu’ici, on s’était habitué au malus qui touchait seulement les voitures neuves à l’achat. Mais là, c’est un tout autre système : ce malus rétroactif va s’attaquer directement aux voitures d’occasion qui circulent déjà depuis 2015.

Côté critères, il se base sur les émissions CO2, à l’inverse du malus au poids qui, comme son nom l’indique, taxe les véhicules selon leur masse. Par rapport aux taxes régionales sur les cartes grises, qui varient selon les territoires et sont calculées sur la puissance fiscale (CV), le malus rétroactif applique un barème national uniforme.

Conseils pour l’achat d’une voiture d’occasion

Face à ce malus écologique rétroactif qui va chambouler le marché des occasions, voici quelques astuces pour éviter de vous faire avoir :

  • Vérifiez l’émission CO2 sur la carte grise.
  • Calculez le malus applicable et intégrez-le à votre budget.
  • Recherchez des véhicules sous le seuil d’émission actuel.
  • Considérez les options hybrides/électriques exemptées.
  • Anticipez la décote future des véhicules polluants.
  • Utilisez le malus comme argument pour négocier le prix.
  • Vérifiez que le certificat d’immatriculation mentionne bien les émissions.
  • Demandez l’historique pour confirmer que le malus n’a pas déjà été payé.

Foire aux questions

Tous les véhicules d’occasion immatriculés depuis le 1er janvier 2015 n’ayant pas été soumis au malus lors de leur première immatriculation. Les véhicules importés sont déjà concernés (depuis mars 2025), et la mesure s’étendra à toutes les voitures d’occasion dès janvier 2026.
1er mars 2025 : application du malus rétroactif aux véhicules importés. 1er janvier 2026 : extension à toutes les voitures d’occasion immatriculées depuis 2015. À noter : seuls les véhicules n’ayant pas été soumis au malus lors de leur première immatriculation sont concernés.
Vérifiez les émissions CO2 du modèle visé avant achat. Calculez le malus potentiel pour éviter les mauvaises surprises. Privilégiez les petites cylindrées ou les modèles électriques. Pour les grosses berlines, achetez avant 2026 si le vendeur baisse son prix par anticipation. Comparez le coût total (achat + malus).
Face au malus écologique rétroactif, les particuliers risquent des surcoûts imprévus à l’achat d’occasion. Le leasing offre une alternative intéressante : location sur 2-5 ans avec mensualités fixes, puis option d’achat ou restitution. Une solution pratique pour rouler en véhicule récent sans mauvaise surprise financière ni souci de dépréciation.


Photo of author

Narjiss ZEMMARI

Expertise : En tant que rédactrice web chez Mon Gustave, j'ai le privilège de mettre en avant mon expertise en rédaction en ligne, notamment dans le domaine de la banque et de l'assurance. Mon objectif est de créer du contenu de qualité et informatif pour nos lecteurs, afin de les aider à prendre des décisions plus éclairées.
Parcours : Mon parcours académique m'a plongée dans le domaine du marketing, aboutissant à l'obtention d'un Master. Ma carrière professionnelle s'est ensuite consolidée dans ce secteur, se focalisant plus précisément sur le marketing digital. Cependant, au fil du temps, je me suis progressivement orientée vers une nouvelle passion : la rédaction web.
Devise : "Écrire pour le web, c'est une danse entre la créativité et la clarté, entre l'art et la science."